DE RÊVE, D'AUBE ET DE ROSÉE Ma capitale était semblable à ce village où tu vécus à pierres plus douces que le sable tu pouvais y poser la tête et l'herbe caressait tes mains Attendre les farouches bêtes les fruits parfumés des collines et tu n'as jamais su dans quel abîme ils plongeaient leurs racines de hauts murs marquaient la limite où ne passaient plus les tempêtes. Les vents arrêtaient leurs conquêtes au seuil d'une zone interdite. Tu animais de ta jeunesse mes rues si longtemps désertées où les anges tenaient commerce. De rêve, d'aube et de rosée la nuit aux yeux plus grands que l'ombre surveillait les pas clandestins et tes perles, au bord de l'onde, jouaient à trahir leur destin. De tant de beauté fatiguée à l'heure où tu fus sans désir un être mal aimé t'apprit le chant qui fait mourir MEUNIER J.C. - 10.6.2004 © Tous Droits réservés aux auteurs.
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