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LE LAISSE POUR COMPTE Toi le fier passant qui me toise, Tournant les yeux quand tu me croises, Je ris de te voir si pompeux, Avec ton regard dédaigneux ! Si la rue m'a fait perdre confiance, Sache que j'ai gardé conscience ! Derrière mon regard vitreux, Je vois tes yeux anxieux ! Plein de gêne quand je te parle, Moi le pauvre vêtu de hardes, Tel un chien qui réclame des restes, Je tends la main pour une pièce. Un chien ! S'il est à mes cotés, Te fait davantage pitié ! Gens braves et tellement exemplaires, Ne voyez là qu'un homme à terre ! Un galérien des temps modernes, Qui survit à moyens termes ! Un laissé pour compte, une débâcle Dans la nouvelle cour des miracles. Geneviève Perfetti © Tous Droits réservés aux auteurs.
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