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LE JARDIN DES POÈTES Je me demande parfois, qui est donc ce démon Qui hante le poète et le rend vagabond ? Est-ce un ouragan ? Une tempête de mots ? Qui font vibrer sa plume et traduire ses maux ? Ô que mon cœur s'étiole, dès les premiers frimas, Ils me privent d'un seul coup de roses et de dahlias !! Sale froid de novembre, vois ! ma plume qui grelotte ! La musique s'est tue, les vers n'ont plus de notes ! Je repense à l'été et j'ai du vague à l'âme, Je me fais papillon, et survole Paname ! Dans cette noire grisaille, je vois enfin l'Azur, Et mes vers dégèlent sur le papier glacé ! À la belle saison, j'aime contempler la rade, Son eau est de satin, je lui fait des aubades ! C'est toujours le printemps au jardin des poètes, La musique résonne et les mots font la fête. La fleur d'une rime vient me donner un la, Une rose peut être un mot, et une rime un fa ! Geneviève Perfetti © Tous Droits réservés aux auteurs.
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